Au sommaire de ce numéro : CLIC !
L'armée Française
par Wawa
 
L'histoire vraie de Wawa

L'armée Française
Au maquis - 2
L'aventure parachutiste - 1
Lady Mary, suite et fin !
Lady Mary - Chapitre 3
Lady Mary - Chapitre 3
Lady Mary - Chapitre 2
Lady Mary - Chapitre 1
Chapitre 28 - OPA
Chapitre 27 - Enfin la paix, la vraie !
Chapitre 26 - Ataraxie
Semailles Et Pagaille
Chapitre 25 - Outan et Scoubidou
Chapitre 24 - Amour et paix
Scribouilleurs
Chapitre 22 - Solidaireland
Chapitre 21 - La poésie
Chapitre 20 - Les hommes préfèrent les blondes
Chapitre 19 - La fée
Chapitre 18 - Un vilain rêve
Chapitre 17 - Du renfort
Chapitre 16 - La course à la méduse
Chapitre 15 - On sep-a-pourquoi
Pas de feuilleton
Chapitre 14 - Les retrouvailles
Chapitre 13 – La terre promise
Chapitre 12 – Le Déluge
Chapitre 11 - Sans rime ni raison
Chapitre 10 - Encore plus fort !
Chapitre 9 - SEP A LA JOIE !
Chapitre 8 - En chanson
Chapitre 7 - SEPABIEN
Chapitre 6 - Grande chaleur sur SEPIA
Chapitre 5 - SEP au bien !
Chapitre 4 - La bataille fait rage
Chapitre 3 - Les virus attaquent !
Chapitre 2 - Les origines de superSEP
Chapitre 1 - La ville Sepia

Claude et moi désirions entrer dans l’armée française, et plus particulièrement à la 2°DB. Malheureusement, nous n’avions pas fait les classes ; de plus, nous étions trop jeunes ! Au bureau du recrutement, j’insistai en précisant que nous avions été félicités par le chef d’état major du général lui-même, à Rambouillet. Cela n’impressionna personne ; ils prenaient la chose en rigolant et ne voulaient rien savoir.

Je repris donc contact avec Pierre Lefèvre, retrouvé à l’hôtel Scribe et lui demandai de nous aider. Sur sa recommandation, je fus engagé au Bataillon Médéric du 5° RI, composé d’anciens FFI rattachés à la 1ère Armée Française, en formation au Fort-Neuf de Vincennes.


Recommandation de Pierre Lefèvre, War Corrrespondant BBC, de la célèbre émission quotidienne,
"Ici Londres, Les Français parlent aux Français"


Nous fûmes tout d’abord utilisés pour des contacts avec d’autres mouvements de résistance, ainsi que pour la recherche et l’arrestation de miliciens et de collaborateurs qui se cachaient. Ceci ne nous convenait guère. Nous demandâmes à partir au front avec les premiers éléments sur le départ.

Nous n’avions pas encore compris que l’administration française avait repris ses droits et ses prérogatives… Il allait nous falloir apprendre à nager dans le courant de ses tracasseries ! En principe, nous devions d’abord commencer par “faire nos classes”, nous habituer à marcher au pas et à utiliser les armes made in USA… C’est juré, nos classes, on les avait déjà faites chez les Américains ! Le poisson était gros, mais il fut avalé.

Sur la photo, au Fort-Neuf de Vincennes, de gauche à droite :
Claude Cochet, dit “Tarzan” - Le Lt “Surcouf ” - Une jeune maquisarde de Normandie et Jean Rosier, dit “ Fabien “.


Après une formation succincte - mais amusante - nous connaissions mieux les armements américains que les instructeurs eux-mêmes ! nous fûmes affectés à une compagnie partant pour le front Vosgien au-dessus de Gérardmer.

Nos positions se trouvaient sur les crêtes qui faisaient face aux stations de ski de la Schlucht et du Hohneck. Nos équipements n’étant pas adaptés au terrible froid de cet hiver particulièrement rigoureux, beaucoup d’entre nous souffrirent d’engelures. Se succédèrent la prise du col de la Schlucht et du Hohneck, l’attaque de Colmar, puis le franchissement du Rhin.

Après les combats, exténués, nous fûmes transportés par chemin de fer, jusqu’en Vendée… et plus précisément dans la poche de Royan… toujours tenue par les Allemands. Après un repos de courte durée, nous partîmes pour l’Alsace, puis pour l’Allemagne, qui cette fois était bel et bien occupée, où nous fûmes royalement logés dans ce qui restait d’anciens hôtels qui - parait-il - étaient de luxe autrefois.

Puis vint la démobilisation et avec, le retour à la vie civile. Je retournai alors chez mes parents dans la banlieue sud-ouest de Paris. Je fus embauché sans difficulté, grâce à la recommandation de Pierre Lefèvre, chez les Américains qui occupaient à leur tour l’aérodrome de Villacoublay.

La réadaptation à cette vie laborieuse était difficile. Le grand air me manquait, sans parler des copains. Aussi, trouvant la vie bien monotone après tant d’aventures vécues durant la guerre qui venait de s’achever, je décidai de reprendre le chemin de l’action en me rengageant dans l’armée pour l’Indochine.

C’est ainsi que je me retrouvais dans une unité de parachutistes en formation à Tarbes : le 5° B. P. I. C. (Bataillon Parachutistes d’Infanterie Coloniale) qui changera de nom par la suite.